Salle 07 · De l'hébreu au grec, au latin, au syriaque

La Septante et les grandes traductions

IIIᵉ s. av. J.-C. – Vᵉ s. ap. J.-C.

Alexandrie, Bethléem, Édesse : comment la Parole a commencé à parler toutes les langues.

Canonique
Vitrine I · Alexandrie, IIIᵉ siècle av. J.-C.

La Septante, la Bible parle grec

Pour la première fois, les Écritures hébraïques sont traduites dans une autre langue, celle que tout le monde méditerranéen comprend.

Des savants juifs âgés, assis autour de longues tables couvertes de rouleaux, traduisent dans une salle à colonnes ouverte sur le port d'Alexandrie et son phare
Reconstitution Alexandrie : les traducteurs de la Torah, face au port et à son phare.

Fondée par Alexandre le Grand en 331 av. J.-C., Alexandrie devient la capitale intellectuelle du monde grec, avec son phare et sa célèbre bibliothèque. Une importante communauté juive y vit ; au fil des générations, elle parle le grec mieux que l'hébreu.

Au IIIᵉ siècle av. J.-C., sous le règne de Ptolémée II Philadelphe (285-246 av. J.-C.), les cinq livres de Moïse sont traduits en grec. Les autres livres suivent, par étapes, jusqu'au Iᵉʳ siècle av. J.-C.

Cette Bible grecque devient celle des Juifs de langue grecque, puis celle des premiers chrétiens : les rédacteurs du Nouveau Testament, qui écrivent en grec, la citent très souvent.

≈ 250av. J.-C.la Torah en grec
72traducteursselon la Lettre d'Aristée
LXXson sigle« soixante-dix » en chiffres romains
Ce que raconte la légende

Soixante-douze savants, soixante-douze jours

La Lettre d'Aristée, écrite au IIᵉ siècle av. J.-C., raconte que le roi Ptolémée voulait la Loi des Juifs pour sa bibliothèque. Le grand prêtre de Jérusalem lui aurait envoyé 72 savants, six par tribu, installés sur l'île de Pharos, qui auraient achevé leur travail en 72 jours. Plus tard, on ajoutera que chacun, isolé, aurait produit une traduction identique à celle des autres.

Ce que disent les historiens

Un besoin de la communauté

La traduction répond d'abord aux besoins des synagogues d'Égypte, qui veulent lire et comprendre la Loi. Le Pentateuque est traduit vers le milieu du IIIᵉ siècle av. J.-C. ; les Prophètes et les Écrits le sont par des traducteurs différents, sur plus d'un siècle. Le nom « Septante » vient de la légende ; la traduction, elle, est bien réelle.

Le plus ancien témoin · Papyrus Rylands 458

Date
Milieu du IIᵉ siècle av. J.-C. (d'après l'écriture)
Contenu
Fragments du Deutéronome, chapitres 23 à 28
Support
Rouleau de papyrus, retrouvé en Égypte, probablement dans le Fayoum
Publication
Colin H. Roberts, 1936
Sigle
Rahlfs 957
Lieu
John Rylands Library, Manchester

Moins d'un siècle après la traduction du Pentateuque, ce rouleau prouve que la Bible grecque circulait déjà dans les campagnes égyptiennes.

Écouter la narration · La Septante d'Alexandrie0:00 / 1:13
Lire la transcription

Alexandrie, troisième siècle avant notre ère. La plus grande ville du monde grec abrite une importante communauté juive, qui parle désormais le grec bien mieux que l'hébreu. Pour qu'elle puisse continuer à lire la Loi de Moïse, les cinq premiers livres de la Bible sont traduits en grec. Un écrit ancien, la Lettre d'Aristée, embellit le récit : le roi Ptolémée aurait fait venir de Jérusalem soixante-douze savants, six par tribu, qui auraient achevé leur travail en soixante-douze jours. De ce chiffre vient le nom de la traduction : la Septante, « les soixante-dix ». La légende est tardive, mais le fait est sûr : vers 250 avant notre ère, la Torah parle grec.

Les autres livres suivent, jusqu'au premier siècle avant notre ère. Pour la première fois, les Écritures hébraïques peuvent être lues par des non-Juifs, dans la langue internationale de l'époque. Plus tard, les rédacteurs du Nouveau Testament citeront très souvent cette version. Les plus anciennes copies de la Septante, retrouvées en Égypte et dans le désert de Judée, réservent une surprise : certaines conservent le nom divin, écrit en lettres hébraïques au milieu du texte grec. Plus tard, les copistes le remplaceront par Kyrios, « Seigneur ». Ce musée, lui, rend ce nom par Jéhovah.

Vitrine II · Un détail qui a tout changé

Le nom divin dans la Bible grecque

Le texte hébreu contient près de 7 000 fois le nom divin יהוה (YHWH, « Jéhovah »). Comment les traducteurs grecs l'ont-ils écrit ?

Καὶ ἐφύτευσεν Κύριοςיהוה𐤉𐤄𐤅𐤄 ὁ Θεὸς παράδεισον ἐν Ἐδὲμ κατὰ ἀνατολάς…

« Jéhovah Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient… » (Genèse 2:8)

Illustration Ce verset de la Genèse n'est pas conservé dans ces manuscrits : la démonstration applique à un même passage les trois procédés réellement attestés. Le papyrus Fouad 266 (Genèse et Deutéronome) écrit le nom en lettres hébraïques carrées au milieu du grec.

Les plus anciennes copies juives

Le papyrus Fouad 266 (Iᵉʳ siècle av. J.-C., Le Caire), découvert en 1939 et publié en entier en 1971, laisse un espace dans la ligne grecque et y écrit יהוה en lettres hébraïques. Le rouleau grec des Douze Prophètes de Naḥal Ḥever (désert de Judée) l'écrit en vieilles lettres paléo-hébraïques. D'autres fragments de Qumrân emploient la transcription grecque ΙΑΩ (Iaô).

Les grands codex chrétiens

Dans les codex du IVᵉ siècle, comme le Vaticanus et le Sinaïticus (salle 04), le nom est remplacé par Κύριος (Kyrios, « Seigneur »), souvent abrégé ΚΣ. Les traductions latine (Dominus) et syriaque (Marya) font de même. Le latin Dominus et le syriaque Marya signifient eux aussi « Seigneur ».

Vitrine III · Rome et Bethléem, 382-405

Jérôme et la Vulgate, mille ans de Bible latine

À la fin du IVᵉ siècle, les traductions latines sont si nombreuses et si différentes qu'aucune ne fait autorité. Un homme va consacrer sa vie à en produire une seule.

Un vieil érudit à la barbe grise écrit à la lueur d'une lampe à huile dans une grotte aménagée, entouré de rouleaux et de codex
Reconstitution Bethléem, vers 400 : Jérôme traduit depuis les rouleaux hébreux.

En 382, l'évêque de Rome Damase demande à son secrétaire, le savant Jérôme (vers 347-420), de réviser les vieilles traductions latines. Les quatre Évangiles révisés paraissent dès 384.

En 386, Jérôme s'installe à Bethléem. Il y perfectionne son hébreu auprès de maîtres juifs et prend une décision audacieuse : traduire l'Ancien Testament non plus depuis la Septante, mais directement depuis l'hébreu, ce qu'il appelle la hebraica veritas (« la vérité hébraïque »). Le travail l'occupe de 390 à 405 environ.

Sa traduction, d'abord contestée, s'impose peu à peu. On la nommera Vulgate, du latin vulgata, « répandue », « d'usage courant ». Pour les Psaumes, l'usage liturgique a gardé une révision faite par Jérôme sur le grec, le « psautier gallican ».

Ignoratio Scripturarum ignoratio Christi est.

« Ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ. »

Jérôme, prologue du Commentaire sur Isaïe

Mille ans de Bible latine

  1. 382

    La commande

    À Rome, l'évêque Damase demande à Jérôme de réviser les vieilles traductions latines des Évangiles.

  2. 386

    Bethléem

    Jérôme s'installe à Bethléem, perfectionne son hébreu auprès de maîtres juifs et rassemble des manuscrits.

  3. 390 – 405

    La « vérité hébraïque »

    Il traduit l'Ancien Testament directement de l'hébreu, et non plus de la Septante.

  4. Vers 700

    Le Codex Amiatinus

    À Wearmouth-Jarrow, en Northumbrie, des moines copient trois Bibles géantes. L'une d'elles est le plus ancien exemplaire complet de la Vulgate conservé.

  5. Vers 1455

    Le premier grand livre imprimé

    Gutenberg imprime à Mayence la Vulgate : c'est la Bible à 42 lignes (salle 08).

  6. 1546

    Le concile de Trente

    La Vulgate est déclarée « authentique » pour l'usage public de l'Église catholique.

  7. 1592

    L'édition clémentine

    Une édition révisée devient la référence pendant près de quatre siècles.

  8. 1979

    La Nova Vulgata

    Une révision moderne, corrigée sur les textes hébreu et grec, est publiée.

Un conservateur en costume, ganté de blanc, pose les mains sur un énorme codex ouvert de plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur, dans une bibliothèque Renaissance
Reconstitution L'échelle d'une Bible géante : plus de 34 kilos de parchemin.

Fiche d'identité · Codex Amiatinus

Date
Avant 716, sans doute vers 700
Lieu de copie
Monastère de Wearmouth-Jarrow (Northumbrie, Angleterre), sous l'abbé Ceolfrith
Contenu
La Bible entière en latin : le plus ancien exemplaire complet de la Vulgate
Format
1 030 feuillets de 50 × 34 cm, près de 20 cm d'épaisseur
Histoire
Ceolfrith l'emporte en 716 pour l'offrir au pape ; il meurt en chemin, à Langres. Le codex parvient en Italie, à l'abbaye du Monte Amiata, d'où son nom.
Lieu
Bibliothèque Laurentienne, Florence (Amiatino 1)
Voir l'original · fac-similé numérique, Bibliothèque du Congrès
1030feuilletsde parchemin
≈ 515veauxune peau entière par double feuillet
+ 34kilosun livre qu'on ne soulève pas seul
Vitrine IV · Édesse, IIᵉ – Vᵉ siècle

La Peshitta, la Bible en syriaque

À l'est de l'Empire romain, une autre grande traduction naît dans une langue cousine de l'araméen que parlait Jésus.

Édesse (en syriaque Urhay, aujourd'hui Şanlıurfa, en Turquie) est la capitale d'un petit royaume de Mésopotamie. On y parle le syriaque, un dialecte araméen écrit avec son propre alphabet, de droite à gauche, comme l'hébreu.

L'Ancien Testament y est traduit directement de l'hébreu, pour l'essentiel au IIᵉ siècle. Le Nouveau Testament suit ; sa forme standard est fixée au début du Vᵉ siècle. Cette version s'appelle Peshitta (ܦܫܝܛܬܐ), « la simple » ou « la courante ».

Elle est toujours la Bible des Églises de tradition syriaque, du Proche-Orient jusqu'au Kerala, en Inde.

Un manuscrit daté · British Library, Add. 14425

Date
463-464 (an 775 de l'ère séleucide), écrite par le copiste lui-même
Lieu de copie
Amid (aujourd'hui Diyarbakır), par un copiste nommé Yoḥannan
Contenu
Genèse, Exode, Nombres et Deutéronome
Importance
L'un des plus anciens manuscrits bibliques portant une date précise
Voir l'original · British Library
Un copiste vêtu de noir, assis sur un tapis sous une arche de pierre, écrit sur une feuille de parchemin ; derrière lui, une ville de pierre blonde se reflète dans un bassin
Reconstitution Édesse : un copiste syriaque, face aux bassins de la ville.

Le Nouveau Testament de la Peshitta

La Peshitta ne contenait pas, à l'origine, cinq livres encore discutés dans l'Orient syriaque. Ils ont été traduits plus tard, dans la version philoxénienne (508) puis dans la version harkléenne (616).

  • Matthieu
  • Marc
  • Luc
  • Jean
  • Actes
  • Romains
  • 1 Corinthiens
  • 2 Corinthiens
  • Galates
  • Éphésiens
  • Philippiens
  • Colossiens
  • 1 Thessaloniciens
  • 2 Thessaloniciens
  • 1 Timothée
  • 2 Timothée
  • Tite
  • Philémon
  • Hébreux
  • Jacques
  • 1 Pierre
  • 2 Pierre
  • 1 Jean
  • 2 Jean
  • 3 Jean
  • Jude
  • Révélation

Canonique Les 27 livres du Nouveau Testament, tous canoniques.

Écouter la narration · Jérôme, Édesse et toutes les langues0:00 / 1:19
Lire la transcription

Rome, 382. L'évêque Damase confie à un savant exigeant, Jérôme, la révision des vieilles traductions latines, devenues confuses à force de copies. Jérôme va beaucoup plus loin. Installé à Bethléem, il apprend l'hébreu auprès de maîtres juifs et traduit l'Ancien Testament directement depuis l'original : c'est ce qu'il appelle la vérité hébraïque. Son œuvre, achevée vers 405, deviendra la Vulgate, c'est-à-dire la version « répandue ». Pendant plus de mille ans, elle sera la Bible de l'Occident. Le plus ancien exemplaire complet qui nous soit parvenu, le Codex Amiatinus, a été copié en Angleterre vers l'an 700. Il pèse plus de trente kilos.

Plus à l'Est, à Édesse, aux confins de l'Empire romain, on parle le syriaque, un dialecte araméen, cousin de la langue que parlait Jésus. Dès le deuxième siècle, les Écritures hébraïques y sont traduites ; le Nouveau Testament suit. Cette version prend le nom de Peshitta, « la simple ». L'un de ses manuscrits, copié en 464 à Amid, est l'un des plus anciens manuscrits bibliques portant une date précise. Grec, latin, syriaque, mais aussi copte, gotique, arménien, guèze : en quelques siècles, la Parole a commencé à parler toutes les langues. Et d'une traduction à l'autre, le message est resté le même.

Vitrine V · Interactif

Un verset, quatre langues anciennes

Survolez ou touchez un mot : le même élément s'illumine dans l'hébreu original, le grec de la Septante, le latin de la Vulgate, le syriaque de la Peshitta et la traduction française.

HébreuTexte massorétique

בְּרֵאשִׁית בָּרָא אֱלֹהִים אֵת הַשָּׁמַיִם וְאֵת הָאָרֶץ׃

Prononciation approchée : Bereshit bara Elohim et hashamayim veet haarets.

GrecSeptante

Ἐν ἀρχῇ ἐποίησεν ὁ Θεὸς τὸν οὐρανὸν καὶ τὴν γῆν.

LatinVulgate

In principio creavit Deus caelum et terram.

SyriaquePeshitta

ܒܪܫܝܬ ܒܪܐ ܐܠܗܐ܂ ܝܬ ܫܡܝܐ ܘܝܬ ܐܪܥܐ܂

Prononciation approchée : Brishit bra Alaha yat shmayya w-yat ar'a.

Françaistraduction du musée

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

  • Le syriaque ܒܪܐ (bra, « créa ») est de la même racine que l'hébreu בָּרָא (bara, « créa ») : les deux langues sont sœurs.
  • Le grec dit ἐποίησεν (« fit »), le latin creavit (« créa ») : deux mots différents, un seul sens.
  • « Les cieux » est un pluriel en hébreu et en syriaque, un singulier en grec et en latin : une différence de langue, pas de message.

Canonique Textes : hébreu massorétique (sans signes de cantillation), Septante (édition Rahlfs), Vulgate (édition clémentine), Peshitta. L'hébreu et le syriaque se lisent de droite à gauche. Prononciations simplifiées.

Vitrine VI · IIᵉ – VIᵉ siècle

La Parole dans toutes les langues

Avant l'an 600, la Bible se lit déjà dans au moins huit langues, de l'Irlande à l'Inde. Certains peuples reçoivent même leur alphabet pour pouvoir la lire.

IIIᵉ – Iᵉʳ s. av. J.-C.Grec

La Septante

Alexandrie

Plus ancien témoin : le papyrus Rylands 458 (IIᵉ siècle av. J.-C.), quelques versets du Deutéronome.

IIᵉ siècleLatin

Les vieilles versions latines

Afrique du Nord, Gaule, Italie

Traductions multiples et inégales, connues par des manuscrits et par les citations de Tertullien ou de Cyprien.

IIᵉ – Vᵉ siècleSyriaque

La Peshitta

Édesse (Mésopotamie)

Manuscrit daté de 464 (British Library, Add. 14425) ; Ancien Testament complet dans le Codex Ambrosianus (Milan).

IIIᵉ – IVᵉ siècleCopte

Les versions coptes

Égypte

En dialectes sahidique puis bohaïrique : la langue des paysans et des moines d'Égypte.

Vers 350 – 380Gotique

La Bible de Wulfila

Bords du Danube

Wulfila invente un alphabet pour les Goths. Le Codex Argenteus (VIᵉ siècle), en lettres d'argent et d'or sur parchemin pourpre, en conserve 188 feuillets sur 336, à Uppsala.

382 – 405Latin

La Vulgate de Jérôme

Bethléem

Le Codex Amiatinus (vers 700) en est le plus ancien exemplaire complet.

Vers 405 – 435Arménien

La version arménienne

Arménie

Mesrop Machtots crée l'alphabet arménien vers 405 pour traduire la Bible. Sa précision lui vaut le surnom de « reine des versions ».

IVᵉ – VIᵉ siècleGuèze et géorgien

Éthiopie et Caucase

Aksoum · Ibérie du Caucase

Les Évangiles de Garima (salle 04) comptent parmi les plus anciens livres des Évangiles illustrés.

Un codex ouvert aux pages pourpres, couvertes de lettres d'argent et de quelques lignes d'or, dans une vitrine sombre
Reconstitution Lettres d'argent et d'or sur parchemin pourpre, à la manière du Codex Argenteus.

La « Bible d'argent »

Vers 350-380, l'évêque Wulfila traduit la Bible pour les Goths, un peuple germanique installé au nord du Danube. Pour cela, il crée un alphabet à partir des lettres grecques, latines et runiques.

Vers 520, sans doute à Ravenne pour le roi Théodoric, sa traduction des Évangiles est copiée en lettres d'argent et d'or sur un parchemin teint en pourpre : le Codex Argenteus. Il en reste 188 feuillets sur 336, conservés à la bibliothèque universitaire d'Uppsala, en Suède. Le dernier feuillet a été retrouvé en 1970 à Spire, en Allemagne.

Voir l'original · fac-similé numérique, Alvin (Uppsala)

Traduire, ce n'est pas trahir. En comparant ces versions, faites en des lieux et des siècles différents, les spécialistes peuvent vérifier le texte hébreu et grec qu'elles traduisaient. Et ce texte, à quelques détails près, est celui que nous lisons aujourd'hui.

La suite du parcours

De la plume à la presse

Pendant mille ans, chaque Bible est copiée à la main. Vers 1455, à Mayence, un orfèvre imprime la Vulgate de Jérôme avec des caractères mobiles.

Salle 08 · Gutenberg et l'imprimerie